La Route des Phares en 4 étapes. Etape 1 : Ouessant, l’île aux phares

L’année dernière, j’ai parcouru la Route des Phares de Brest terres océanes en 4 étapes, une par saison. C’est ici que l’on trouve la plus forte concentration de phares au monde.
Mon programme : Ouessant en hiver, la côte des Abers et des Légendes au printemps, l’Iroise en été et Brest jusqu’à la presqu’île de Crozon à l’automne.

Cap sur Ouessant ! 

© Jonathan Claustrat

LE CONQUET, EMBARQUEMENT IMMÉDIAT POUR LA ROUTE DES PHARES

C’est au charmant petit port du Conquet que nous embarquons tous les 4 pour 3 jours de ressourcement en famille. Chaudement emmitouflés, nous décidons de rester sur le pont durant les 2 heures de traversée pour en prendre plein la vue.

En sortant du port, nous passons devant le phare de Kermorvan sur la presqu’île du même nom. C’est le phare à terre le plus à l’ouest de France. Une tour carrée blanche qui ne se visite pas. Mais j’ai prévu d’y passer cet été en faisant le tour de la presqu’île. 

Accoudés au bastingage, nous apercevons les îles de l’archipel de Molène. Litiry, Quéménes, Trielen, … paradis des oiseaux, des phoques et des dauphins. Après une courte étape à Molène, le bateau fait désormais cap sur Ouessant.

A l’approche d’Ouessant les célèbres phares de Kéréon et de la Jument

Juste avant d’arriver à Ouessant, dans le passage du Fromveur, nous restons rêveurs devant ces fières sentinelles qui résistent depuis plus d’un siècle aux assauts incessants des vagues et de la houle. Au premier plan, le phare de Kéréon, connu pour ses belles boiseries et planchers marquetés et plus loin celui de la Jument avec son lanternon rouge. L’une des plus célèbres photos de phares au monde a été prise ici par Jean Guichard depuis un hélicoptère. Cliché improbable : le gardien de la Jument se tient dans l’encadrement de la porte du bas du phare et regarde passer l’hélicoptère tandis qu’une gigantesque vague s’écrase de l’autre côté et enveloppe les trois quarts du phare.

© Emannuel Denarie
© Eugénie Ragot

Ouessant, l’île aux phares au bout du monde

On débarque sur l’île, un peu ennivrés par le roulis du bateau et les embruns de la traversée. Fanch, le loueur de vélos électriques nous attend. Nous lui confions nos bagages et entamons la rude côte. Tout en haut, nous prenons sur notre droite pour aller voir le phare du Stiff, fermé en cette saison. Il s’agit d’un des plus vieux phares de France encore en activité. C’est Vauban qui a imaginé sa construction.  

Nous pédalons tout droit jusqu’au bourg de Lampaul où nous attend la spécialité de l’île, un ragout de mouton sous les mottes. Rien de tel pour nous revigorer.

L’après-midi et les jours suivants, nous pédalons sur les routes à travers la lande pour de belles découvertes insulaires. Avec les enfants, nous nous amusons à chercher les caches du géocaching des phares d’Ouessant et nous passionnons pour le musée des phares et balises. L’histoire de la construction des phares, les récits de gardiens et les lanternes exposées nous fascinent.      

Le dernier soir, à la nuit tombée, nous reprenons la direction du phare du Créac’h pour assister à son allumage. Serrés les uns contre les autres pour nous tenir chaud, nous assistons à un fabuleux spectacle nocturne.

@ très bientôt sur la Route des Phares de Brest terres océanes pour la prochaine étape entre le phare de Pontusval et de l’île Vierge !

Louise

Louise

Hiver 2020

Infos pratiques

Traversées maritimes

Phare du Stiff (visites d’avril à septembre) : 02 98 48 85 83

Musée des phares et balises (toute l’année) : 02 98 48 80 70

Visite guidée des phares